Elle fait partie des jeunes designers français les plus en vue dans le monde de la création. Claire Lavabre, 32 ans, designer et photographe a déjà su créer un style bien à elle, à la croisée de deux univers, entre art et design. Elle rentre d’une année à la Villa Médicis à Rome.

 

En cinq ans seulement, depuis son diplôme de l’Ecole nationale supérieure de création industrielle (ENSCI – Les Ateliers), une école de renom qui forme les designers de demain, Claire Lavabre a d’ores et déjà acquis une belle réputation.

Accueillie à la Villa Médicis entre 2017 et 2018, elle a reçu le prix des Rising Talent Awards 2017 décerné par l’incontournable rendez-vous et acteur majeur du design, le Salon Maison et Objet.

Ses travaux ont aussi été exposés l’année dernière à la Villa Noailles lors du festival Design Parade et le festival de Mode et de Photographie, au Palais de Tokyo pendant les D’Days, et à la Great Design Gallery à Paris. 

 

Une artiste multifacettes

Elle est sans nul doute l’une des créatrices les plus talentueuses de sa génération, dans des créations où se mêlent sans modération le design et l’art. Elle a su se former et développer toute sa créativité auprès des plus grands designers français et internationaux.

En effet, elle a depuis 2012 travaillé pour les icônes de la scène actuelle du design, les frères Bouroullec, LA designer française la plus connue à l’étranger et l’une des plus facétieuses, Inga Sempé, ou encore le designer américain qui fait de la la pratique son crédo, Léon Ransmeier.

Elle a également collaboré avec l’architecte Laurent Derroo, tout autant décorateur de cinéma que spécialiste d’architecture commerciale. Parallèlement, elle a créé son propre studio de design et d’architecture intérieur.

 

Jeux de lumière

Son univers se veut doux et poétique, Claire Lavabre est fascinée fascinée par les reflets et les jeux d’optique.

A travers ses miroirs, comme son projet intitulé Reflet, elle explore les notions d’identité et de narcissisme. Elle interroge la vanité, la dualité et l’identité. Ses miroirs et ses luminaires démultiplient les images et les effets graphiques.

 

Claire_Lavabre_Portrait_©Manfredi Gioacchini

Claire Lavabre
Portrait © Manfredi Gioacchini

 
 
 
« J’ai observé les reflets : celui d’un arbre dans un lac, ceux dans les vitres des trains. Des reflets, surtout, qui apparaissent sur des surfaces transparentes et provoquent des images superposées. » 

 

 

 

 

 

 

 

Elle aime également la mise en scène à travers des installations pleines tout autant de magie que de mélancolie.

Pour exemple, son œuvre Reflet, composée sur un mur de couleur sombre et d’une plaque de verre posée au sol encadrée de bois, reconstitue l’effet miroir délimité seulement par cette seule tâche sombre. Elle explique mener là une expérience sur le thème du cadre/hors-cadre, un reflet provoqué alors que le fond absorbe la lumière.

 

Claire Lavabre - Reflet - 01-©Felipe Ribon

Claire Lavabre – Reflet – 01
Crédit photo © Felipe Ribon

 

L’art de la réflexion

C’est vraisemblablement pour ces raisons qu’elle est qualifiée par la rédaction de Design Home comme la Troublante Claire Lavabre.

Ses créations obligent à la réflexion, mais elles laissent cependant toute la place à beauté pure et à la rêverie. Son travail de photographe est tout aussi poétique. Noir et blanc, couleur, nature, objets et scènes du quotidien, architecture, créations de designers, Claire Lavabre est extrêmement éclectique.

Claire Lavabre

Vases
Exposition Take Me I’m Yours, Villa Medici, Rome

 

Elle fait aussi souvent le focus sur des clichés clins d’œil, cocasses, où elle révèle là encore, comme l’une de ses références, Inga Sempé, toute sa facétie.

Depuis son retour de Rome, elle s’active pleinement à la concrétisation de son dernier projet, là encore sur ses thèmes de prédilection : quatre lampes qui sauront sans nul doute une fois encore mettre en question les jeux d’ombre et de lumière.

clairelavabre.com